Je ne vous referais pas ici la théorie des masques. Nous en portons constamment, par convention sociale, de façon à paraitre plus acceptable à nos contemporains.
Internet a ceci d’amusant qu’il matérialise ces masques, selon les sites où nous sommes, nous portons un pseudo, un nom, une photo, rares étant ceux qui sont inscrits sous le même nom à Facebook et à un random site de rencontres.
Certains, les plus atteints d’entre nous, peuvent même avoir plusieurs identités sur un même site, et parfois se renvoyer la balle dans un simulacre de dialogue qui intéresserait au plus haut point les psychiatres de tous poils !
A l’heure des communautés, des tribus rétrécissant le maillage social. A l’heure où l’on peut du bout des doigts contrôler la moindre parcelle d’information que nous laissons filer de notre sacro saint contrôle. A l’heure enfin où ma temporalité se mesure en secondes, et où les nouvelles sont celles de la minute.
Quand prenons nous le temps d’être nous même ?